Samedi 8 août 2009

Illustration de l'article du 7.08.2009 :

Je commence par le début... à savoir le tri des brebis à Vancé (dans la Sarthe) effectué vendredi 31 juillet

 paysage aride de cette riante campagne Sarthoise où vivaient "mes" brebis. Heuuu... c'est une pâture, si si... enfin, là-bas, ils appellent ça comme ça.









les brebis regroupées pour le tri,
il y a des "Romanes" (ce que je recherche) et d'autres races...











les "élues" sont marquées...









Vendredi 7 août à GUERN, en début d'après midi.
 
Une partie du hangar à fourrages est prête pour recevoir ces "dames".
J'ai refait une porte coulissante ; installé le rail, construit quelques "claies" (séparation en bois) - le stock de bois est dans la partie droite du hangar, comme ce bois est à peine sec je sorts les planches pour qu'elles sèche au soleil enfin revenu. Il me reste à mettre la litière. Ce qui est un grand moment car j'en ai fait un certain nombre de fois mais c'était lors de ma scolarité au lycée agricole de Davayé (71) ou lors de stages. Là, c'est pour mes animaux.



Le camion est "à cul" devant le bâtiment.
Il est 17 h 30...














 

L'ai-je bien descendue ?



"Hé les filles... vous pouvez venir, ça semble sympa..."














La suite du troupeau ...                      






















voilà...
fin de l'installation.
Une litière paillée,
des râteliers - improvisés - garni de foin que j'avais récolté dans "mon pré"
en juin 2008,
l'abreuvoir en cours de remplissage,
les claies refermés et...






... mon chien admirant cette petite troupe (36 pour commencer, faute de terrains suffisants) frémissante et odorante.

Il apprécie beaucoup.
Ça va le changer de n'avoir que les chats du quartier et les oiseaux à courser.
Sa nouvelle mission...
s'il l'accepte...
Chasser les renards qui infestent le coin !

Voilà pour aujourd'hui, ou plutôt... hier, car aujourd'hui je reprends la maçonnerie pour achever le premier bâtiment. Ce matin, vers 6 h 30 quand je suis allé voir la petite troupe, toutes semblaient s'être déjà adaptées. Les râteliers sont vides.
Dans l'après-midi, je les mettrais à l'herbe un moment. Gare à la transition : prairies sèches de la Sarthe/prairie verdoyante du Morbihan ! L'entéro... guète.

Par Ph. LQ
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 7 août 2009

Ça y est !

Le GRAND JOUR c'est... aujourd'hui.
Oui, aujourd'hui vendredi 7 août 2009 !

Ah mais... pas le Grand jour qu'Arlette (LAGUILLER) attendait au coin de l'avenue, ni celui de BESANCENOT, non.
Ce "grand jour" là... il n'est pas prêt d'arriver. Il n'y a qu'à voir comment ces enfoirés des banques, les "traideurs" (qui rime avec... laideur et... malheur...) recommencent à se gaver à coup de milliards de bonus.
Donc, ce grand jour là... je n'y crois pas pour le moment et puis... je m'en fout désormais.

Non, le grand jour, "MON grand jour" celui que j'ai imaginé vers mes 9, 10 ans qui était de devenir agriculteur. Et bien voilà. C'est aujourd'hui que j'enfile les bottes et le bleu de l'éleveur.
Cet après-midi, mes 36 premières brebis arrivent. Celles que je suis allé sélectionner vendredi dernier dans la Sarthe vont faire un voyage de 350 km pour quitter les déserts desséchés pour la verte Bretagne.

Évidemment rien n'est terminé dans la bergerie mais j'ai préparé à la hâte un emplacement dans le hangar à fourrages. J'ai refait portes, barrières, bricolé des râteliers à foin et surtout débarrassé en catastrophe les 3 à 4 mètres cube de bois de charpente provenant d'un hangar en bois démonté en novembre dernier avant qu'il ne s'effondre. Évidemment, j'avais posé tous les chevrons "dans un coin" (enfin... un coin... c'est un gros coin...) reportant au calendes grecque la découpe pour en faire du bois de chauffage.
Ces derniers jours ont donc été très, très chargés mais cet après-midi tout devrait être prêt pour l'accueil de mes pensionnaires.
Dès demain, je reprends la finition de la bergerie et la semaine prochaine je vais voir les deux béliers que j'ai réservé.

Comble de bonheur... la pluie qui n'a pas cessée ces dernier jours a enfin laissé place au soleil. Les moissons devraient se terminer et je vais ainsi pouvoir récupérer les céréales commandées à des voisins.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 3 août 2009

Je ne parle plus de "projet" puisque depuis quelques temps déjà je suis passé dans la phase "active" de la concrétisation.

Je poursuis de temps à autre les travaux d'entretien de la parcelle qui va être surpeuplée dans quelques jours. Fauches des ronces, orties et joncs récalcitrants. Depuis que ce pré n'était plus utilisé, certains végétaux s'y étaient installés confortablement et du mal à se faire à l'idée que leur temps est passé.
J'ai été obligé de refaire quelques fossés pour assécher certaines zones mais les pluies régulières (no comment SVP) rendent mes efforts totalement vains. Finalement, je me console en me disant que pour le moment ces mètres cubes d'eau font pousser l'herbe dont je vais tant avoir besoin.

J'ai bien avancé les travaux dans la bergerie (j'ai pris quelques photos mais je ne les mettrai que plus tard).
- J'ai fini de bétonner les "couloirs" d'alimentation et de "circulation" qui longent les murs sur les grands cotés du bâtiment.
- J'ai pratiquement terminé "d'encastrer" le caniveau de collecte des "jus du fumier". Ce caniveau est à la place du trottoir central qui traversait l'étable. J'ai donc "décaissé" sur près de 40 cm de profondeur le béton et les pierres qui avaient servis à faire le trottoir. J'en suis à plus de 5 tonnes de béton coulé.
Il me reste à couler du béton sur la partie qui relie les deux "couloirs" (2 m de large) le long du pignon où se trouve l'entrée.
- J'ai tiré une canalisation pour l'arrivée d'eau et passé un cable pour l'électricité.

Fin juillet je suis allé chercher du coté de Montmorillon (dpt 86 : 900 km aller-retour) la remorque moutonnière et une bonne partie du "petit matériel d'élevage".

Vendredi 31 juillet j'ai franchi le RUBICON... je suis allé dans la Sarthe (du coté du Mans) pour trier et réserver mes 36 premières brebis !
Ça y est... c'est donc parti.
Elles sont... oui... évidemment... superbes.
Dans un troupeau de 480 têtes en retenir 36 ce n'est pas trop difficile. Je dois avouer que je me suis fais assister d'un technicien spécialisé d'un groupement de producteur. Je lui ai défini mes critères : brebis jeunes, saines (évidemment) mais ayant déjà fait au moins un agnelage (ça limite les risques de tomber sur une brebis stérile et surtout pour mes premiers agnelages... ELLES, elles sauront comment ça marche même si en octobre je fais une formation).
Voilà donc deux déplacements que je fais hors des limites du département du Morbihan et... j'ai redécouvert qu'en été (oui, je dois avouer que je suis un peu perdu dans les saisons avec le temps qui fait ici depuis début juillet) la nature est SECHE !
Ici, on se croirait en mai. L'herbe pousse, pousse, pousse. Tout est vert, les ruisseaux sont presque pleins. Alors "MES" brebis... qui vivent en ce moment dans des prairies qu'on ne peut différencier des parcelles de céréales en cours de moisson, quand elles vont arriver ici... ça va les changer. Toutes cette herbes... elles n'y auront droit qu'une demi-heure par jour pour ne pas en faire une "over dose".

J'ai "pré-réservé" deux béliers. Il faut que je prenne le temps d'aller les voir...

Reste que pour accueillir mes pensionnaires, la bergerie n'est pas terminée alors j'ai commencé à aménager une partie du hangar à fourrage, là où je stockais... du bois à débiter pour l'hiver, les matériaux pour le chantier, les clôtures, etc.
Hier j'ai donc commencé à ranger toutes ces choses, qui dans un "magasin", qui dans une autre partie du hangar. Il faut que je fasse un aménagement sommaire avec mangeoires, râtelier à foin et barrières pour me laisser le temps de finir les travaux et que ces "dames" se refassent une santé avant de les mettre en "lutte".

Le jour est maintenant levé - quelle connerie que cet horaire d'été, ici en ce moment il fait presque nuit jusqu'à 7 h du matin - je vais donc sauté dans mon bleu de travail et continuer les préparatifs.
Je voudrais aller chercher mes brebis d'ici la fin de la semaine. Je devrai faire trois voyages d'un peu plus de 700 km chacun, aller-retour... Ce n'est donc pas le moment de traîner sur le net.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 21 juillet 2009

Je ne fais pas cet article en psalmodiant cette fameuse chanson, non, c'est pour évoquer en quelques mots ce que j'ai vécu en direct - qu'était pas encore "live", à l'époque - il y a exactement 40 ans.


J'allais avoir 12 ans quelques semaines plus tard, lorsque ce 21 juillet 1969,  un peu avant 4 h, l'Homme a posé le pied sur la lune.
Cet évènement, comme des milliards d'individus, je l'ai "vécu" en direct. J'étais en vacances, comme tous les été chez mes grands-parents maternels, dans le Mâconnais. Mes cousins étaient en colonie, nous n'étions donc que tous les trois.
Pour mes grands-parents, nés à la fin du XIXè (...) vivre "ça" était aussi quelque chose d'énorme. Eux qui avaient vus les balbutiements de l'aviation, les premiers vols, pouvoir assister à ce phénomène était impératif - incontournable comme on dit aujourd'hui - c'est ce qui nous avait fait "tomber du lit" vers 3 h du matin pour s'installer devant la télé en noir et blanc. Je me souviens parfaitement de ce jour là.
c'est bête à dire, mais en 51 ans il n'y a que quelques évènements qui conservent la même précision et pourtant j'ai eu la chance d'avoir une vie très, très bien remplie, mais "ça", surtout à l'âge que j'avais c'était... géant.

Au même titre, je pense que je peux placer l'annonce du résultat de mon BTS en juillet 1978 et... la naissance de mon fils le 25 janvier 1988 à 15 h 26 !

Souvenirs, souvenirs...
Finalement, je pense que depuis quelques jours je suis en train de me fabriquer d'autres souvenirs. Ce sont ceux de la naissance à cette vie d'agriculteur que je rêve depuis.
J'ai encore plein de choses à faire aujourd'hui, avant de partir demain à Montmorillon - 450 km, aller - prendre possession du matériel d'élevage pour la bergerie... alors, je referme la boite à souvenirs.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 20 juillet 2009

Rapide point sur les travaux :

Je ne retrouvais pas certaines photos des bâtiments de la ferme. Je dois les avoir supprimées car j'avais pris la décision de vendre cette ferme dès l'été dernier, je n'avais pas dû juger nécessaire de les stocker plus longtemps. Finalement la vente traînant en longueur, plutôt que vendre et ne faire aucune plus-value et ainsi faire une "opération blanche", je conserve ce que j'ai et je démarre l'élevage de mouton.
Je me "démerderai" pour trouver des solutions ultérieurement. C'est comme ça que j'ai fait jusqu'à présent. Je n'ai pas toujours trouvé LA solution miraculeuse ; je n'ai jamais fait fortune - je n'ai même pas une Rolex, mais ici... à quoi ça me servirait ? - mais c'est ainsi que j'ai toujours avancé.


Vue du long-pan sud et du pignon ouest de l'ancienne étable que je reconvertis en bergerie.
Elle est accolée à une très ancienne bâtisse qui a été passablement endommagée par les occupants des lieux.





Là, on ne voit que le long-pan sud. Il manque certaines fenêtres et les portes...
L'échelle... c'est pour la fin de la réparation des fuites - plus loin... -








Sur cette photo on aperçoit l'autre hangar dans lequel j'ai entreposé le foin récolté en juin 2008 ainsi que de la paille. C'était déjà dans l'optique de cet élevage.
Là où est ma voiture - 60 m² - j'aménagerai une seconde bergerie pour y loger une trentaine de brebis. Seule la partie droite du hangar sera utilisée pour stocker paille, foin et céréales.




Hier dimanche, j'ai terminé de réparer la toiture de ce bâtiment. Outre les plaques de fibro-ciment à remplacer il y avait une importante fuite au raccord entre la bergerie et l'ancienne demeure en pierre (photo + haut). Les anciens propriétaires avaient bien remis plusieurs couches de mortier mais... l'eau continuait à s'infiltrer. Finalement une des "pannes" supportant la toiture a pourri complètement et le toit s'affaissait chaque année un peu plus. D'où les couches supplémentaire de ciment qui alourdissait le toit provoquant le fléchissement, accentuant les fuites...

J'ai renforcé le bout de la panne, refait les joints...





... sous l'oeil approbateur de mon fidèle compagnon.

(oui... j'ai pas terminé d'enlever tous les gravats, mais j'ai profité d'un rayon de soleil pour finir le toit).




Tiens... on le voit bien le soleil sur cette photo.
M'enfin... en Bretagne, comme le dit ce dicton : " il fait beau 3 fois par jour" ! 
Ils peuvent se rhabiller les méridionaux pour avoir cette chance.


On voit aussi le "solin" en mortier que je viens de refaire.










J'ai fini la journée en ressortant quelques brouettées de gravats.
Un bon dimanche à la campagne !
Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 18 juillet 2009

Je trouve qu'insérer des photos commence à devenir de plus en plus "bordélique" avec ces fichiers répertoires et autres archives... mais j'ai fais du "classement" demes photos et en voici quelques unes qui en disent bien plus long que des km de texte.


Ça, c'est le "bas" de mon pré tel qu'il était en avril 2007 quand j'ai acheté. On devine les touffes de joncs, mais on ne se fait pas une idée précise de la hauteur de la végétation (1,50 m à 1,80 m à certains endroits) ni de sa densité. On voit encore moins l'eau stagnante.






Là, c'est le terrain tel qu'il est depuis que j'ai débroussaillé. Oui... ça n'a pas l'air mais ça fait près de 3000 m² !
On voit les fossés qui ont déjà permis à l'eau de s'évacuer. Il y a un autre fossé derrière le chêne qui "trône" tout seul au milieu, légèrement à droite. Cet arbre a poussé sur un muret de pierres...
Sincèrement, quand j'ai commencé à creuser ces tranchées je doutai que je parvienne à assainir cet endroit mais, mètre carré après mètre carré, non seulement l'eau de surface a disparue malgré les quelques pluies (no comment... on est en Bretagne !) mais elle se retire de partout et le sol devient "portant". Il faut dire que par endroit, pour atteindre la couche d'argile, j'ai creusé à 60 - 70 cm. Au total il y a près de 200 ml de fossé.


Je n'ai pas encore pu "remettre la main" sur les photos du bâtiment que j'aménage en bergerie, je viens de passer 1h à chercher en vain, je vais en refaire.


Ici, on voit que cette ancienne étable de 14,50 m de long par 7 m de large était équipée d'un "trottoir" central et d'auges en béton le long des murs.

Sur cette photo, j'ai déjà enlevé les anciens abreuvoir, cassé à la masse les rebords des mangeoires et "attaqué" la démolition du trottoir.
Barre à mine et masse, c'est un peu "léger" pour casser le béton qui a servi à confectionner les mangeoires...



Finalement, mercredi soir, j'ai loué un compresseur et un marteau piqueur de 25 kg et en... 10 h (une bonne journée de chômeur faignant), j'ai fini de casser tout le béton que je ne parvenais pas à casser à la masse.
Hier matin, vendredi 17 juillet, j'ai rendu le compresseur.






Comme j'avais un "p'tit coup de mou" après mes efforts de jeudi, j'ai attaqué le remplacement de certaines plaques de fibro-ciment (du toit) qui étaient cassées et qui laissaient l'eau de pluie s'infiltrer.





Aujourd'hui, j'entreprends de sortir les gravats et je refais quelques photos.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 12 juillet 2009

Ce matin sur son blog, "Fée des agrumes"a publié un article qui parlait de sa nuit d'insomnie. Ça ma conduit à me pencher sur mes propres insomnies, leurs causes...

Voilà ce que j'ai écrit en commentaire :
Commencer ce commentaire par un "bonjour" serait malvenu...
Comme je te comprends, comme je partage tes ressentis, comme je ressens tes sensations.

Je n'ai pas connu cette saloperie de maladie qui t'as fait prendre conscience de certaines choses, mais d'autres "choses" m'ont amenées aux même conclusions.

Ce matin, à la radio, vers 7 h, un type parlait du bonheur... vaste sujet, combien de fois a-t-il été traité. Presque toujours pour arriver à la même conclusion.
Le bonheur... ça se construit !
Oui... si on veut.

Je crois que personnellement - excuses moi de parler de "moa" encore une fois - j'ai fait le deuil de tout ce qui ne s'est pas passé - ou plutôt terminé - comme je l'avais envisagé, projeté, programmé.

Nous sommes le "fruit" d'une société qui s'est persuadée "qu'il faut vouloir pour que ça arrive" - sacré proverbe qui dit : vouloir, c'est pouvoir- grâce à notre intelligence toute puissante, à notre culture judéo-chrétienne...
Je pense que les "peuples" plus proches de la nature - chamaniques, bouddhistes - n'ont pas ces projets de vie imbéciles.
Certes, les "progrès" nous ont permis de s'affranchir de tâches pénibles, nous permettent de nous soigner, d'accéder à certains éléments de confort, mais... "nous avons dépassé les bornes des limites"...

"ON" nous pousse à se surpasser dès l'école. On nous y force à ingurgiter des savoirs inutiles, laissant au passage de côté l'enseignement de la philosophie qui nous serait si utile pour avancer sur le chemin de la vie.
Notre société "bassement mercantile" nous pousse à la consommation, au toujours plus, toujours autre chose.

Nos organismes, à l'image de la société, ne supportent plus les inepties : maladies, consommation de drogues (anxiolytiques, "H", cocaïne, alcool, ...) sont les signes apparents de nos "mal être" profonds.

Pour en revenir à ces nuits d'insomnies, comme celle que tu relates, je les compense en faisant la sieste, car moi aussi je ne passe pas une nuit sans me réveiller tous les 1/4 d'heures !
Oui, tout simplement, la sieste. C'est là mon grand luxe.
Depuis que j'ai été mis à l'écart de la société, je m'écoute.
Je vis pour "moa" sans culpabiliser désormais.

J'imagine que pour une personne comme toi qui a charge de famille - ton fils - et un emploi, il est des contraintes qu'on ne peut éviter, mais depuis peu j'ai pris la décision de VIVRE au jour le jour.
Le "lendemain", le "après" je ne m'en soucie plus. Advienne que pourra...

Je me fixe des objectifs de travail "raisonnables" - je crois que tu avais parlé de ça toi aussi à propos de ta maladie - et je m'impose de les atteindre. Ensuite, je me dis : à chaque jour suffit sa peine. C'est ainsi que jour après jour, j'entre dans cette nouvelle vie "d'agriculteur", à pas de velours.

Je pense de que de plus en plus de personnes sont lasses de ces objectifs de "bonheur" inatteignables et futiles, dont le summum est "si t'as pas une ROLEX à 50 ans, c'est que t'as loupé ta vie" (dixit SEGUELA).
Je pense que "toujours plus" est en train de mourir...
En attendant sa mort, l'agonie continue à faire de la casse et nous en payons l'addition tous les jours.

Bon dimanche et... fait une petite sieste après déjeuner.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 8 juillet 2009

Pour faire dans la métaphore sportive - oui, c'est de saison avec ce foutu "Tour de France" qui fait suite à des tas d'autres conneries qui apaisent du "peuple" comme disait César - je fais un rapide bilan de mon "démarrage".

- Les joncs sont tous fauchés !
Pas plus de 4 h par jour, car c'est crevant de débroussailler dans 10 cm de flotte au milieu de plantes qui font jusqu'à 1 m 1,50 m de haut.

- Près de 150 m de fossé recreusés !
Si l'an dernier j'avais laissé ce boulot de côté c'est aussi à cause de la pluie qui ne cessait de tomber. Certes, je voulais impérativement finir les travaux de la maison, mais... les pluies quotidiennes rendaient impossibles le terrassement.
Cette année, après avoir "fauché" je pensais pouvoir brûler les herbes fauchées. L'avantage du brûlage c'est qu'on détruit une partie des graines des plantes parasites : chardons,... mais surtout ça permet de transformer les végétaux en certains éléments minéraux plutôt que de les laisser se dégrader et augmenter la quantité d'azote (...).
Si cette année le début d'été est ensoleillé reste que le sol gorgé d'eau - alimenté par deux ou trois sources- ne permet pas aux herbes coupées de sècher convenablement. Je n'ai pu brûler qu'une infime partie de ce que j'avais coupé.
J'ai donc entrepris le creusement des fossés... Un vrai calvaire !
Imaginez travailler dans une immense - 3 000 m² - bouse de vache. Depuis des années les végétaux poussent au printemps et pourrissent à l'automne... C'est donc dans état de putréfaction anaérobie que se retrouvent des couches et des couches de végétaux... Bonjour l'odeur !
Heureusement que lorsque j'étais élève en lycée agricole, j'allais bosser - les mercredis après-midi, les week-end ou pendant les stages d'été - chez  des paysans voisins du lycée, qui profitaient de cette main d'oeuvre à bon marché pour faire faire tout ce qu'ils ne voulaient pas faire... De la "merde", j'en ai déjà brassé pas mal.
Là, c'est chez moi, même si ce n'est encore que pour une quelques temps.

Travailler dans la boue liquide nécessite de faire les fossés en plusieurs temps. Il faut matérialiser le tracé, dégager les herbes qui subsistent sur le passage, creuser sur une dizaine de centimètres pour permettre à l'eau stagnante de s'évacuer. Il faut ensuite revenir et finir de creuser à 40 - 50 cm de profondeur.

- J'ai passé commande des fournitures pour les agnelages, marquage des agneaux, petit matériel de bergerie : abreuvoirs automatiques, pédiluves, pinces à onglons...

- J'ai terminé - après 2 ou 3 versions - les plans de l'aménagement de l'ancienne étable que je vais reconvertir en bergerie.

- J'ai contacté un groupement de producteur de moutons pour acheter les brebis que je veux acheter fin août.

- J'ai encore recassé un bout de ma "tirelire"... Ouïe...

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 1 juillet 2009

oui, mais... la presse n'en parle pas !

Il faut bien dire que la "presse" à d'autres poubelles à fouiller :

- Michael JACKSON a finit de blanchir. On va pouvoir rechanter la chanson que Nougaro avait consacré à AMSTRONG (mais si... tes os sont blancs... bon, laisse tomber).
- un nouvel Airbus s'écrase en mer. Une adolescente de 14 ans est miraaaaaaaculeusement rescapée. Ben... elle devrait acheter un billet du loto... ou de l'euromillionnaire. Avec le gain elle pourrait offrir un ou plusieurs "coucous" neufs pour permettre à ses compatriotes d'arriver à destination en vie.
- la remontée de Starko 1er et son bouffon dans les sondages ! Si, si... ils remontent. Bon, les sondeurs ont enfoncés la cannule un peu loin mais...
- notre super sous marin à grandes zoreilles tente désespérément de localiser les boites noires (qui sont oranges... mais quand va-t-on se décider à les appeler "boites oranges" ?). Pujadas va nous faire une émission spéciale sur les dernières minutes I-N-S-U-P-O-R-T-A-B-L-E-S de la recherche... avec plogée simulée, écoute "improbable" (z'aiment bien ce mot à la mode).
- ...

Finalement, hier soir, aucun JT n'a fait son ouverture sur ce drame évité de justesse... chez moi ! Pour une fois qu'il y avait un truc à sensation dans mon bled ! Alors voilà, il était ... 18 h 51, ou... 18 h 53. Maryvonne rentrait de la traite (oui, Maryvonne c'est la voisine, agricultrice de son état, qui se lamente bien un peu sur le prix du lait, mais bon... faites pas chier avec ces détails mercantiles).
Donc c'était un peu avant 20 h. Je rentrais (oui... c'est "moa" le héro) d'une dure journée de fauche quand... un atroupement 7 ou 8 hirondelles étaient postées dans le bout de hangar que j'ai aménagé en buanderie. Ca piaillait à qui mieux mieux. Je rentre... et là... un oisillon désobéissant, téméraire, indiscipliné, limite délinquant, était tombé du nid familial.
Bon, aucune caméra, aucun appareil photo pour immortaliser ce sauvetage périlleux. Rien pour "capter" la densité du moment... tant pis !
N'écoutant que mou courrage, je chope le récalcitrant d'une main... fébrile et là... oui là, commence l'exploit !
L'oisillon dans une main, je parts récupérer une échelle que je soulève de l'autre main, la dresse contre le mur après avoir fait un peu de place - et tout ça d'une seule main... quelle dextérité, quel courrage de ma part... - finalement, l'échelle se trouve en place sous le nid d'où avait chu l'adolescent emplumé.
Tous les deux, tremblants... nous montons le long de l'achelle et... arrivé à 4 m du sol... je prends une longue inspiration, maîtrisant un à un tout mes muscles pour ne pas écraser dans ma main la boule de plumes... je lève le bras et... tel JORDAN, je fais un panier et dépose l'emplumé, là où il était en début d'après midi.

Ben voilà !
A vous les studios,
à vous Cognac JAY...

Je suis redescendu de mon échelle, je l'ai rangé et je suis allé prendre ma douche.
Vous ne me croirez pas mais... pas un piaf ne m'a remercié.

Qui c'est qui disait que... les oiseaux sont des cons ? ... même pas reconnaissants ! Pffff, c'est à vous dégouter.

Ce matin le soleil chauffe déjà pas mal alors je me sauve pour continuer à suer, heu... à faucher.

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009

Fatigué par tous ces projets bloqués à la case départ, je me lance quand même. 

Mes projets ? Comment est-ce possible que malgré ce tunnel - appelé chômage - qui dure depuis plus de 4 ans, j'ai encore des projets ?

Oh... restons lucide.
- J'avais le secret espoir de refonder une famille. Celui-là, je l'ai abandonné. Ce n'est pas dans mon trou de campagne que je risque de trouver Bécassine. Elle a dû se barrer en ville.
- J'avais l'espoir de retrouver un emploi salarié. Là aussi, j'ai bien compris le message. Pas besoin de toi... Tu ne parles même pas l'anglais, donc les "as been" de ton espèce n'ont pas de place dans notre monde "anglo-saxonisé" (et depuis quelques jours Mickael Jacsonnisé).
- J'avais le rêve de devenir agriculteur. Celui-là, il me tient depuis l'enfance. Je l'avais laissé de côté, malgré ma formation dans cette optique et un passage de près de 10 ans dans le "para-agricole" en Afrique.
En venant en Bretagne - terre natale de mes grands-parents paternels - j'avais quand même cette petite veilleuse qui restait allumée... devenir éleveur de moutons !
Des projets j'en ai monté SEPT ! aucun n'a abouti pour des tas de raisons : trop cher, pas viable, pas ci, pas ça, pas finançable...
Dernièrement, je pensais qu'en vendant cette ferme que j'ai restauré, je pourrais auto-financer une bonne partie de mon dernier projet.
La vente traîne, s'éternise... Déjà 8 mois et rien de concret. Quelques visites, quelques "touristes", quelques... mais rien de concret alors...
Alors, depuis quelques jours j'ai refais mes calculs et finalement, plutôt que d'écouter les sirènes qui m'incitent à baisser le prix de vente de cette petite ferme, je me suis décidé à remettre le terrain - 2 ha - en état. Une source qui traverse ce grand pré a provoquée l'apparition d'une zone humide, envahie de joncs. L'ancien propriétaire de cette ferme - mon voisin - me répète régulièrement que de "son temps" il entretenait un petit fossé qui permettait à cette source de s'écouler librement, la prairie était verte et "grasse"...
Oui mais... aujourd'hui, on ne peut plus utiliser d'engins mécaniques pour l'entretien des fossés - au nom de cette sacro-sainte écologie que je vénère- alors, les vaches piétinent en s'abreuvant et au fil du temps elles "défoncent" les abords des ruisseaux, détruisent le cours régulier et les abords se transforment en marécage. L'eau ne trouvant son chemin pour s'écouler finit par se répandre sur des dizaines de mètres carrés.

Dans mon pré, près de 3 000 m² sont devenus marécageux. L'an dernier j'avais entrepris de débroussailler cette zone. Des ronces de plus de 10 ans s'entremêlaient avec les joncs et les herbes... En près de 3 semaines j'étais venu à bout de cette végétation. Le bas du pré avait retrouvé un air paisible...
Mais l'an dernier, je n'avais pas terminé les travaux de la maison. J'avais donc abandonné la remise en état de ce pré à ce stade, pour me consacrer à la maison. J'avais bien vu qu'il fallait impérativement retracer le fossé pour permettre à l'eau de s'écouler et ainsi assainir, mais...
Alors, cette année, j'ai repris le travail. J'ai recommencé le débroussaillage et surtout commencé à recreuser le fossé. Travailler dans la boue ralenti considérablement l'avancement mais je tiens bon.

Je tiens bon, car... j'ai commandé une trentaine de brebis !
Je vais "retaper" l'ancienne étable, la transformer pour l'aménager en bergerie. Un peu de démolition, d'électricité, de plomberie, de menuiserie pour faire les séparations des parcs, les cases d'agnelage, les mangeoires, etc.
Je me bagarre un peu (et oui... encore...) avec les représentants du Conseil général et de Pôle-Emploi pour me faire payer une formation en septembre et... finalement je vais être AGRICULTEUR !

Voilà !
C'est dit, c'est presque fait.

Seule ombre au tableau... c'est pas rentable. En effet, c'est beaucoup trop petit. Tant pis...
C'est juste une phase transitoire. Le temps de vendre "correctement" la maison. Ensuite... je prendrais le temps de trouver une exploitation et commencer en vrai. Mais, c'est décidé, rien de gigantesque. Une vingtaine d'ha, cent cinquante à deux cents brebis... De la vente directe, de la production "raisonnée"...

C'est décidé, c'est en marche.
De ce pas, je vais continuer à débroussailler avant qu'il ne fasse trop chaud. Si, si... même en Bretagne, cette année, il arrive qu'il fasse trop chaud et pas de pluie depuis trois semaines ! (donc pas le temps de relire).

Par Ph. LQ - Publié dans : écriture - Communauté : Les Bretons sont dans la place
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

  • : Le blog de Ph. LQ
  • : "Parlez-moi de moi" disait l'autre. A Puisqu'il n'y a personne pour le faire, je le fais moi-même. D'ailleurs, qui me connais mieux que "moa" ? Je parle donc de "moa" mais aussi et surtout du monde, de la politique, de... enfin, suivant mes humeurs je dénonce ce qui me dégoute.
  • Retour à la page d'accueil
  • phlq
  • : 25/12/2007

Derniers Commentaires

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus